Le mardi 25 août 2026, à 20h57 heure d'Europe centrale, l'astronaute française de l'Agence spatiale européenne Sophie Adenot et son collègue de la NASA Anil Menon ont mis fin à la sortie extravéhiculaire américaine numérotée EVA-98. Cette seconde expédition hors des parois de l'ISS s'est conclue après six heures et vingt-trois minutes de travail en orbite, à quelque 400 kilomètres au-dessus de la Terre.

Un deuxième pas dans le vide pour Adenot

Pour Sophie Adenot, membre de l'Expédition 75, cette EVA représente une étape personnelle significative : il s'agit de sa deuxième sortie dans l'espace, après une première réalisée lors de la même affectation à bord de la Station. Pour Anil Menon, pilote et médecin de formation qui avait rejoint le corps des astronautes NASA en 2021, c'était également une sortie importante dans sa carrière opérationnelle en orbite.

Du point de vue de l'histoire européenne de l'exploration habitée, cet EVA est également notable : il s'agit de la 32e sortie extravéhiculaire effectuée par un astronaute européen, un chiffre qui témoigne de l'investissement progressif mais régulier de l'ESA dans les activités à hauts risques de la Station.

Des travaux d'installation à haute vitesse

Les deux membres d'équipage n'ont pas flotté dans l'espace à titre contemplatif. L'objectif principal de cette EVA — déjà amorcé lors d'une sortie précédente le 18 août — consistait à poursuivre l'installation d'un système de communication à haut débit à l'extérieur de la Station. Ce type d'équipement vise à améliorer les capacités de transfert de données entre l'ISS et les équipes au sol, une priorité croissante à mesure que les expériences scientifiques embarquées génèrent des volumes de données toujours plus importants.

La première de ces deux sorties, réalisée le 18 août, avait déjà duré six heures et vingt-trois minutes — une durée identique à celle de la seconde, ce qui témoigne d'une planification opérationnelle rigoureuse. Les équipes au sol du Centre de contrôle de mission Johnson à Houston ont coordonné les manœuvres depuis la Terre, assurant la continuité entre les deux sessions de travail.

L'Europe consolide son rôle dans les opérations habitées

La participation active de Sophie Adenot à ces deux EVA illustre une trajectoire que l'ESA construit depuis plusieurs décennies : celle d'une agence capable de fournir des astronautes pleinement opérationnels, aptes à réaliser les tâches les plus exigeantes de la vie à bord de l'ISS. Des noms comme Thomas Pesquet, Luca Parmitano ou Christa McAuliffe — cette dernière, américaine — ont marqué les esprits, mais la relève européenne s'affirme à son tour.

L'ESA prépare par ailleurs sa contribution aux futures infrastructures orbitales, notamment dans le cadre des discussions autour de la transition vers des stations commerciales après le retrait programmé de l'ISS. Dans ce contexte, accumuler de l'expérience en EVA n'est pas anecdotique : c'est un capital opérationnel précieux pour les décennies à venir.

Les données scientifiques et techniques collectées lors de ces deux sorties feront l'objet d'une analyse approfondie dans les semaines suivant le retour au sol des membres de l'Expédition 75, dont la date de retour n'a pas encore été officiellement confirmée au moment de la publication.