Un calendrier chargé sur le pas de tir 4E

Le mois de mai 2026 s'ouvre sur un tempo élevé pour SpaceX depuis la base spatiale de Vandenberg, en Californie. La rampe 4E, devenue l'une des plus actives au monde pour les lancements en orbite polaire et héliosynchrone, a accueilli plusieurs missions Falcon 9 en l'espace d'une semaine. La mission Starlink 17-29, décollée le 5 mai à 7 h 35 du soir heure locale (02 h 35 UTC le 6 mai), constitue à elle seule le 44e vol dédié à la constellation haut débit de SpaceX depuis le début de l'année. Elle emportait 24 nouveaux satellites destinés à renforcer la couverture mondiale du réseau Starlink.

Ce chiffre illustre la cadence industrielle qu'a atteinte SpaceX pour déployer et renouveler sa constellation : en moyenne, un lancement Starlink tous les trois à quatre jours depuis le début de 2026, tous sites confondus.

Le CAS500-2 coréen au cœur d'un rideshare dense

Quelques jours plus tôt, dans la nuit du 2 au 3 mai, Vandenberg avait déjà accueilli un autre décollage, plus complexe dans sa composition. La mission de covoiturage orbital embarquait pas moins de 45 charges utiles distinctes, dont le satellite CAS500-2 développé par Korea Aerospace Industries (KAI). Ce satellite d'observation de la Terre de 500 kilogrammes est la version améliorée du premier CAS500, lancé en 2021. Il a été le premier à se séparer du lanceur, environ une heure après le décollage prévu à minuit moins une minute heure locale.

Ce type de mission de covoiturage, commercialisé par SpaceX sous la marque Transporter, permet à des opérateurs de taille moyenne — institutions gouvernementales, start-ups ou agences spatiales nationales — d'accéder à l'orbite sans financer un lanceur dédié. La présence d'un satellite sud-coréen à bord témoigne de l'internationalisation croissante de ces vols.

Une accalmie relative avant une séquence plus dense ?

En parallèle à ces deux missions Falcon 9, un lanceur chinois Chang Zheng 7 figurait également au calendrier de la même période, selon les informations disponibles. Certains observateurs qualifient cette séquence de début mai de relative pause avant une période potentiellement plus intense — sans que des éléments concrets permettent à ce stade de le confirmer avec certitude.

Ce qui est, en revanche, documenté, c'est la régularité avec laquelle SpaceX sollicite la base de Vandenberg. Le Falcon 9, dans ses variantes réutilisables, continue de dominer le marché des lancements en orbite basse, portant aussi bien des charges commerciales que des satellites institutionnels pour le compte de clients internationaux.

À mesure que 2026 avance, la question n'est plus de savoir si ce rythme est tenable, mais jusqu'où il peut encore s'accélérer — notamment avec l'entrée en service progressive de Starship sur certaines missions Starlink de nouvelle génération, dont le calendrier reste à préciser.